Partager l'article ! Crise économique en Chine & Ode ou diatribe à Jakarta – 1ère partie: Quoi de neuf sur Macet ? Macet le mot pour embouteillages en In ...
Quoi de neuf sur Macet ? Macet le mot pour
embouteillages en Indonésien… Le blog du trafic urbain… Mouais… vite fait ! Une ligne éditoriale qui fout le camp, des articles aux titres racoleurs, des videos qui marchent pas, et une
fréquence de post devenue erratique.
Et pourtant, c’est un léger fremissement, un petit gout dans la bouche, des
mots qui reviennent dans la tete. Soto Ayam
Abandonner les chinois a leur triste sort pour quelques semaines, les laisser éberlués devant toutes ces decorations de Noel (!!!) qui s’emparent de Shanghai, ce climat qui nous joue des tours a zigzager entre 0 et 20 degrés en 3 jours… et surtout a nos tourments a tous avec cette crise économique internationale qui touche la Chine bien plus qu’il n’y paraît. C’est vrai, la peur est présente et chaque employé fait de son mieux pour paraître plus utile et bien montrer comme il est efficace… histoire de ne pas faire partie du premier wagon de licenciement. Alors on gèle les depenses, on enlève un neon sur deux (veridique), on supprime les heures supp et on ferme 2 semaines pour le nouvel an. Du jamais vu depuis l’instauration du « capitalisme chinois ». La crise.
Si tu cherchais un recit sur la crise economique et ses impacts en Chine, passe ton chemin, Macet tente aujourd’hui de revenir a ses premiers amours. Alors quoi de mieux qu’un article, une ode « diatribique » a Jakarta, LA ville MACET. Imaginons donc une blog-trilogie : Avant, pendant, apres. Aujourd’hui en cette periode pre-Noel, c’est donc bien sur l’avant…
Jakarta, un nom a la fois dur, criard et sévère mais aussi empreint de personnalité, de reve et synonyme de voyage. Si Zola devait la décrire, il utiliserait peut etre des mots comme bete, monstre, ou tentaculaire. Jakarta c’est une ville dont l’ame est tourmentée, c’est une ville dont je ne saurais me faire le poète et lui chanter son ode, tant Jakarta évoque un mélange d’attirance et de répulsion. Un peu comme si on était si excite d’y etre, puis vouloir la quitter le plus vite possible. La quitter comme ces gens sur le toit des trains par centaines, comme en Inde. Y aller, comme ses migrants toujours plus nombreux a rejoindre ses quelques 10 millions d’ames, bientôt 20, bientôt 30. Banyak. Beaucoup.
Ca commence donc forcement par une certaine excitation. Gouter les plats locaux. Glodok le quartier chinois, les jardins de Bogor, le calme de Depok. Le sourire des gens, leur gentillesse. Et puis d’autres souvenirs, les embouteillages, dès la sortie de l’aeroport, ca commence deja. Impossible de traverser une rue. Impossible de marcher en ville. Ces shopping malls immondes. La pollution. Le bruit. Le trafic. Macet.
Helloooooo mister ! Selamat Pagi ! parler un peu de bahasa, ne pas etre juste un autre bulé, un blanc, gouter ses epices, boire son café, respirer ses odeurs, manger ses fruits. Buahan
Jakarta, cimetière des blancs, a l’identité incertaine, toi qui fut tour a tour hollandaise, portugaise, francaise, japonaise, es tu aujourd’hui libérée ? que caches-tu encore ? As-tu une ame ? Toi dont certains ne retiennent que la prostitution, la pollution ou la saleté. Toi devenue a la fois si spirituelle et religieuse mais aussi decadente et corrompue. Toi qui te laisse embrasser et détester comme une amante capricieuse ? Siapa nama anda ? Quel est ton nom ?
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