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Que fait-on a Shanghai quand on est jeune et qu’on a suffisament d’argent pour se permettre de sortir en boite ? Et bien, si vous ne faites pas partie d’aucune de ces categories, vous n’avez
surement jamais mis les pieds au club Honey Honey.
Et bien vous en prend c’est vrai, sauf si votre idee d’un samedi soir fantaisiste et plein de surprises, inclut ce qui suit :
- Rencontre avec des chinois des campagnes s’extasiant devant la presence de blancs
- Cocktails Whisky – The vert a 40 kuai (4 euros)
- Jeux de dés en tous genre visant a boire le whisky the vert enuméré plus haut
- Neons roses ou verts fluos qui donnent envie de
vomir
- Soundsystem bruyant qui fait
siffler les oreilles le lendemain
-
Pouffes locales dansant sur des rythmes electroniques dignes des plus belles soirees Fluo
- Autres pouffes locales, moins fraiches et vomissant le contenu des verres ingeres precedemment
Notons pour la petite histoire que l’espace dans club shanghaien typique se divise a peu pres comme suit :
10% = podium du DJ
20% = bar (souvent au nombre de deux)
65% = tables en tous genres destinees a accueillir les elements decrits au dessus, a savoir dans l’ordre : bouteille de whisky, bouteilles de the vert, pouffes locales, voire vomi.
5% = piste de danse.
Et oui, le calcul est simple pour les « entrepreneurs » chinois de la nuit, puisque l’entree est souvent gratuite, chaque centimetre carre dedie a agiter son corps imbibe d’alcool sur des rythmes endiables, est un centimetre carre offert a quelqu’un qui ne consomme pas, et donc ne depense pas d’argent. No money, no honey!
Pour y remedier = plus d’espace pour boire, et formule open bar a 100 kuai ou 150 kuai selon la classe de l’etablissement. Auquel cas rendez vous au bar numero 2 pour un refill infini de votre verre avec de l’alcool frelate (mais quand meme servi dans de vraies bouteilles d’Absolut/Smirnoff) qui vous fera sortir votre bœuf aux oignons plus vite qu’il n’en faut pour dire zai lai yi ge ! (re-sers moi un verre).
Alors c’est vrai j’aurais pu selectionner n’importe quel autre de ces clubs de renom mondiale, qui d’ailleurs portent tous des noms aussi evocateurs que Gentelman Club (la faut d’orthographe est d’origine), Bonbon ou Babyface. On y passe donc une soiree agreable au son des meilleurs DJ locaux et leurs remix techno de Ace of Base, on y repart le cœur leger en compagnie d’une jeune fille chinoise ivre, on se reveille le lendemain avec mal au crane, oreilles qui sifflent et l’estomac en vrac rempli de l’alcool frelate vendu la veille.
Alors la vraie question qui se pose, je l’avoue c’est… Pourquoi diable y va-t-on ?
Et bien a part, pour se foutre de la gueule des quelques chinois qui agitent leurs corps sur la techno comme s’ils etaient traverses par un courant de 40 000 volts, et bien non pas grand chose…
Le site internet du Club Honey Honey, et la description (en anglais) qui en est faite sur le city week end Shanghai.
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