Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /Nov /2008 06:36
Petit quiz aujourd'hui pour toi cher lecteur perdu sur mes pages. La photo ci dessous a ete prise par mes soins dans notre cher pays la Chine, a Shanghai precisement a quelques emcablures de la Nanjing lu la grande artere commercante du centre ville.



Il semblerait bien que parfois les conditions d'hygiene ne soient pas forcement respectees dans les restaurants locaux. Ainsi d’apres un ami travaillant dans la restauration, le probleme d’hygiene numero 1 en Chine, c'est… le decrottage nasal ! Il paraît qu'il est impossible de faire passer cette habitude a nos commis de cuisine chinois. Alors chasse a la boulette dans vos assiettes !

Ce n'est bien sur pas de ca qu'il s'agit sur la photo, mais bien pire au niveau « conservation de la chaine du froid », ce qui fait bien sourire quand on pense qu'en France on nous bassine avec le fait de pas laisser le frigo ouvert pendant 1 minute…
Pardon, pour la faible qualite de la photo, elle est prise avec mon telephone a 8h le matin en plein centre ville, pour ceux qui ne discernent pas clairement la chose, la reponse est dans les commentaires…
Par Macet - Publié dans : Traffic jam
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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 06:49
Il y a comme un parfum de joie teintée de pessimissme dans les rues de la petite ville frontalière ukrainienne d' Ужгород en ce jour de celebration de l'anniversaire de la fète des Oranges, de la « liberalisation » ou «democratisation» du pays. La revolution orange de novembre 2004 a vu le pays se mobiliser pour les partisans de Iouchtchenko, et une suite de manifestations, de controverses et d' affrontements sous-jacents entre la Russie et ses allies contre l'Occident pro-orange, ont finalement mene le pays a la democratie. Dans cette ville, qui ne saurait etre plus proche de l' Union Européenne, la frontière hongroise et la frontière slovaque étant a quelques kilometres, on sent tout de meme que le cœur n'y est déja plus. Les Oranges sont venus, la democratie est la, les promesses ont été faites, pourtant rien ne change.

Alors les gens se massent autour du podium ou un groupe quelconque joue quelques rythmes d' une musique plus que lamentable, et seuls les jeunes arborent des casquettes oranges et semblent se preter de bon cœur a la fete. Les plus agés, eux, en ont semble-t-il vu d'autres, et semblent plus que sceptiques.

Sur les pavés disjoints de la place du marché, les allées sont désertes et les stands ne sont qu'a quelques exceptions tous fermés. Le passage de non-locaux semble surprendre fortement et les regards sont intrigués. On veut croire au changement, on veut croire a l'ouverture vers l'Ouest, mais on sent qu'au fond il y a surtout du dépit.

Region batarde que celle-ci, si proche et si loin de cette Union de libre échange et de libre circulation (il fallut plus d' une heure pour passer la frontiere). Ukrainiens certes, slaves sans doute, tellement proches et pourtant tellement si loin, pas question de parler de misere, ni meme de climat difficile, les clichés ont la vie dure mais les vitrines des magasins proposent les memes articles que de l' autre coté, a quelques kilometres a l'ouest. Region stratégique, reste de guerre froide et affrontement « théologique » entre l'occident americain et la Russie, au final seulement une region de passage de gazoducs remplis de petrole et de gaz. Autrefois hongrois, tchecoslovaques, hier russes, sovietiques, aujourd’hui ukrainiens et démocrates… Alors un changement de plus…



Seule trace matérielle de l' élan « révolutionnaire » de 2004, ce cliché hors du temps, pris sur les panneaux electoraux de la municipalité, on y lit en orange sur fond bleu en cyrillique Tak Iouchtchenko – la traduction est simple « Oui ! Iouchtchenko ! », moins glamour que « Yes we can ! » mais pas forcément si loin. Ce slogan est aujourd' hui devenue une marque deposée au profit du fils du président, accusé de vivre luxueusement de ce procédé douteux et qui se trouve aujourd' hui au cœur de nombreux scandales…

Comme quoi, les revolutions passent, les choses restent les memes, nul doute que trois ans apres en ce meme mois de novembre, les sourires ne sont toujours pas la sur les visages des quelques vendeurs sur la place du marche de Ouzghorod, ses allées vides et ses pavés disjoints…
Par Macet - Publié dans : Hors traffic
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Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /Nov /2008 06:42

Dans un taxi a Sao Bernado do Campo, banlieue de Sao Paulo, le chauffeur voit une affiche montrant un candidat au poste de maire, un bresilien d’origine japonaise repondant au doux nom de « Mauro Gianetti ». Il s’exclame : « Mauro Gianetti ? p*** japonese ! ».

 Incredule, je demande des explications, mon peu de connaissance en portugais ne permet pas une comprehension totale de la situation, mais le chauffeur est visiblement embete qu’un immigrant japonais porte un nom completement bresilien.

 

Des bresiliens avec des noms aussi etonnants que Milton Tadao Yoshino, Ricardo Itiro…. IREKAWA ! ou Silvio Hideo ISHIZAWA !!! L’histoire devient encore plus interessante quand on sait que ce dernier n’est autre que l’ancien maire de Coritiba… la 7eme ville du pays !

 

Aussi etonnant que cela puisse paraître il y a aujourd’hui pres de 1,5 million de « bresiliens japonais », l’histoire commence en 1908 ou un bateau le Kasato Maru fait le long voyage entre le Bresil et le Japon avec a bord 781 immigrants japonais, 165 familles envoyes pour travailler dans 6 fazendas de l’etat de Sao Paulo dans des plantations de cafe. Poussee par une augmentation de la population sur son ile et en proie aux difficultes des guerres notamment avec les chinois, japonais et bresiliens signent un accord pour envoyer ces « colons jaunes » d’un nouveau type.

 

La capitale bresilienne comporte desormais la plus grande communaute de japonais hors du Japon. Elle se decompose en 4 categories, les Isseis (1ère génération, née au Japon), Nisseis (2de génération, fils de Japonais), Sanseis 3ème génération, petit-fils de Japonais), Yonseis (4ème génération, arrière petit-fils de Japonais). Ces derniers pour la plupart ne parlent plus du tout japonais et ont desormais des postes importants et ont grimpe l’echelle sociale.

 

Bien loin de leur idee premiere de partir pour gagner un peu d’argent au Bresil et revenir au Japon, la grande majorite de ces Isseis ne retournerent jamais dans leur pays natal. Au contraire le phenomene inverse existe maintenant ou les bresiliens japonais partent travailler au Japon, dans le but de gagner plus d’argent et ensuite… retourner au Bresil !

 

Histoire plutot reussie donc d’une migration de population vers un pays que tout semble opposer a priori. Notons que le Bresil est un pays ou on trouve egalement de fortes communautes polonaises, allemandes ou italiennes. Notons egalement qu’il y a egalement un phenomene similaire au Perou ou on trouve 300 000 japonais peruviens !

 

Le Bresil a fete cette annee le centenaire de l’histoire de cette premiere migration en presence du prince Naruhito, et par l’ouverture d’un centre de sports japonais dans Sao Paulo.

 

 














Je laisse le lecteur avec ces quelques cliches d’epoque, et de tenter de se mettre a la place de ces premiers migrants japonais sur leur bateau en destination du Bresil et la fantastique epopee qu’ils ont du vivre, mais aussi les difficultes d’adaptation, de communication et les prejuges qu’ils ont du rencontrer sur place…
Par Macet - Publié dans : Hors traffic
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Vendredi 24 octobre 2008 5 24 /10 /Oct /2008 08:53

Dans une guesthouse de Phnom Penh, le gérant, un paisible grand-pere cambodgien qui passe le plus clair de son temps a jouer au solitaire sur son PC ou siffler en reponse a ses menacles et perroquets, s’adresse en francais a son petit-fils : « Tiens-toi droit quand tu manges ! Tu ressembles a un chinois ! Tu veux ressembler a un chinois c’est ca ? Comporte toi comme un bon khmer ! ».

 

Surpris par ces propos peu avenants, le gérant me raconte qu’il y a de plus en plus de chinois cambodgiens et que l’ethnie khmer disparaît. Il est vrai qu’on voit de nombreuses echoppes avec des caracteres chinois, et meme le chauffeur de taxi depuis l’aeroport nous parle en mandarin. La compagnie qui l’emploit est dirigée par un chinois. Les statistiques estiment qu’officiellement il y a entre 300 000 et 350 000 xinyimin sino-cambodgiens (sur un total de 15 millions), bien plus encore d’apres les locaux.

 

Les Siamois agissent par calcul et intérêt, les Vietnamiens par ruse et tromperie, les Khmers vertueux n'ont jamais oublié l'honnêteté, les Chinois sauvages parlent bruyamment.

 

C’est un proverbe cambodgien qui resume les principales composantes ethniques du Cambodge. Tchéou TA KOUAN (Zhou Daguan), l’emissaire chinois aupres des khmers, dès le 13 ème siècle préconisait l'expansion économique de la Chine vers le riche Cambodge. Il nous dit aussi qu'il trouva beaucoup de compatriotes car "le riz est facile à gagner, les femmes faciles à trouver, le commerce facile à diriger".


Mais au-delà du sentiment de malaise que suscite chez certains la présence chinoise au Cambodge aujourd’hui dominé par le Parti du peuple cambodgien (PPC), se pose la question de l’influence chinoise hors de ses frontieres. La strategie expansionniste et de la sinisation lente et inexorable de toute l'asie du sud-est, l’idée de la « Grande Chine.

 

Derriere le concept de « Grande Chine », apparu au début des années 1990, se cache l’intégration entre la Chine continentale et ses marchés insulaires, Taiwan, Hong Kong et Macao, et plus largement les communautés chinoises d’outre-mer, la diaspora chinoise. Le renouveau de l’usage de la langue chinoise au Cambodge participe également de la reconstitution virtuelle de la Grande Chine. Cet engouement résulte de la montée en puissance de la Chine et des performances attribuées au capitalisme confucéen. Il est bien sûr activement soutenu par Pékin : Non seulement les écoles chinoises à l’étranger sont fortement subventionnées, mais il existe des quotas d’étudiants chinois d’outre-mer dans les universités chinoises.

 

Bien sur, la presence chinoise au Cambodge se materialise aussi par de tres importantes subventions et investissements economiques (infrastructures routieres notamment) et contribue au developpement du pays. Je vous renvoie a cette etude du CERI (Centre d’Etudes et de Recherche Internationale) pour plus de details sur le sujet. Strategie equivalente a celle qu’elle effectue desormais en Afrique, avec un apetit aigu pour les ressources naturelles en jeu, rappellant une certaine politique occidentale en Irak notamment…

 

La sinisation du Cambodge et de l’Asie du Sud est donc une composante de l’idée de la Grande Chine, developée à partir des succès des communautés chinoises d’outre-mer. Pour autant les success stories doivent être relativisées par des loser stories plus nombreuses encore. Nombre de nouveaux immigrés chinois au Cambodge attestent de ce second cas de figure.

 

Note : Il n’est absolument pas question dans cet article de proferer des propos anti-chinois, le ton est volontairement neutre et comme precise plus haut, l’aide economique de la Chine en Asie du Sud-est est un facteur important au developpement de pays souvent tres pauvres. L’analyse est basée sur des faits et des chiffres et je renvois le lecteur a une saine recherche Google en cas de doutes sur certains points. Il ne s’agit pas non plus d’agiter le drapeau de la « peur jaune » et de la montée de la puissance chinoise mais seulement d’informer le lecteur sur le developpement avéré d’un processus lent et ancre depuis des decennies en Asie.

 

Quand la Chine s’eveillera, le monde tremblera. (Napoleon)

Par Macet - Publié dans : Hors traffic
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Samedi 18 octobre 2008 6 18 /10 /Oct /2008 14:38
Chez Macet, on est vraiment a la pointe de la technologie, alors après avoir posté une video sur un jeu japonais qui apparemment avait déjà fait le tour du Web il y a plus de 6 mois, on a decouvert qu’il etait possible d'ajouter un lien pour que le cher lecteur que vous etes puisse faire partager l'incroyable qualité de nos ecrits. Notez que l’emploi du “on” et du “nous” est une tournure pour se donner un style, en fait il n'y a qu'une seule personne a la “redac” de Macet.

Donc voila vous trouvez maintenant en bas de chaque article un lien du type
Envoyer cet article a un ami, un collegue de la compta, un chasseur de dahu, au pere Noel ou au president de la republique.

Pour ceux qui sont pas au courant, les dahus ca n'existe pas, le pere Noel non plus, mais il a quand meme une adresse mail. Le president de la republique lui par contre il existe mais il ne fait pas qu’apporter des cadeaux en fin d’annee, tu peux lui ecrire pour te plaindre par exemple de ton pouvoir d’achats en baisse, de tes voisins qui font trop de bruit, te moquer de lui sur le theme “Quand meme le coup du yacht de Bollore c'etait pas tres malin".

Tu peux aussi lui ecrire pour lui dire que toi aussi tu as couche avec Carla Bruni, et que oui c'etait tres bien, mais il y a quand meme peu de chances qu'il te croit. Pour se faire tu peux lui envoyer une lettre (c'est alors gratuit tu n'as meme pas besoin de mettre de timbre), ou par mail a cette adresse (la encore c'est gratuit, la vie est bien faite), et surement un de ses gentils collaborateurs paye au lance-pierre se fera un plaisir de te repondre, ou pas.
Par Macet - Publié dans : Hors traffic
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