Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 12:13

Bonne année à tous, oui je sais ça vous paraît un peu en retard, on est en février. Pourtant ici c’est maintenant qu’on célèbre l’arrivée de l’année du taureau, signe de prospérité, de fleurs de lotus et de bonbons au soja. Bon bref on vous l’a fait pas, vous etes déjà tous au courant alors on va pas vous raconter les pétards, les feux d’artifice à la mords-moi-le-nœud, les dragons et autres festivités extrême-orientales parce qu’après tout on s’en tape un peu, c’est pas comme si on avait crée un blog juste pour parler de ce genre de choses.

Alors comment nos amis chinois voient-ils 2009 ? Bah 2009 sera sans doute un peu fade après 2008 qui aura vu plusieurs évènements majeurs :

1.     Les Jeux Olympiques de Pékin (oui, oui ceux-la meme pendant lesquels Poutine a manqué de lancer une 3eme guerre mondiale) ou la Chine a raflé la 1ere place au tableau des médailles, et où Sarko a fini par se couché lamentablement mais où l’image de la France restera écornée.

2.     Le tremblement de terre du Sichuan(D’ailleurs je ne sais pas s’il aurait pas mérité le numéro 1, mais après tout quelques milliers de morts et des écoles détruites ça n’a jamais fait  de mal dans un pays aussi grand hein ?)

3.     Le rapprochement avec Taiwan (Certes, ce dernier vous a peut être échappé, mais sachez que jusqu’à maintenant les deux pays, bien qu’il y ait débat sur la notion meme de pays, c'était pas vraiment l'entente cordiale. Je sais nous européens on s’en tape hein que ça vienne de Chine ou de Taiwan, c'est la même, c’est de l’électronique pas cher et qui généralement casse au bout de 3 mois, mais ici ça a compté, réchauffement diplomatique d’abord et puis ouverture de lignes directes en avion, autrement dit le business avant tout, parce qu’avant c’était pénible fallait passer par Hong Kong et tu comprends bien gentiment que Mr. Wang et Madame Xu ça les emmerde un peu de perdre 3h à HK pour faire du business avec Taiwan, qui en plus on vous le rappelle c’est quand meme sensé être la Chine hein vous suivez ou quoi?)

 

Bon et puis sinon pêle-mêle y a quand meme eu des émeutes au Tibet, des gens enfermés dans des zoos humains au Xinjiang (c’est vrai ça n’intéresse personne, ils n’ont pas de dalai-lama, de folklore pacifique et de petits drapeaux et en plus oh misère ils sont musulmans ! pas de quoi pousser l’opinion internationale a s’offusquer de leur sort donc…),  quelques opposants en plus derrière les barreaux, des délocalisés, l’élection d Obama, ah non pardon ça on s’en tape c’est ailleurs, le scandale de la Mélamine j’en passe et des meilleurs.

On vous embrasse donc bien chaleureusement, on continue avec notre croissance a 10% et vous avez intérêt à bien vous tenir et pas nous faire chier avec votre soi-disant crise et vos foutues récessions parce que nous on a des usines à faire tourner et des tours à construire. D’ailleurs on se quitte pour ce post avec quelques petites photos de la nouvelle plus grande tour du Monde de l’Asie de la Chine ou de Shanghai on sait jamais trop de toute façon parce qu’avec antennes ou sans c’est pas pareil tu comprends et puis y a toujours ces rabat-joie de Taiwan (encore eux !) ou de Dubai pour nous concurrencer ! Bref après « l’ouvre boîte » en 2008 on lance la Shanghai Tower en 2009 : Vaste concept de 632m, super écolo et tout le tralala, bref un nouveau symbole phallique de plus pour vous montrer à quel point que c’est nous qu’on est les meilleurs maintenant et que va falloir s’y habituer.

 

Par Macet - Publié dans : Hors traffic
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Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /Jan /2009 04:49

Aujourd’hui suite et fin de notre Ode a Jakarta, ou la detestable capitale des ennuis et tracas. Alors que retient-on apres quelques semaines sur place ? Les bons et les mauvais cotes qui ressortent de cette nouvelle immersion dans la capitale indonesienne. (Se referer aux articles precedents pour les 2 premiers episodes de ce qu’on appelle pompeusement ici une « trilogie ».)

 

L’embellie GPS ! L’embellie, parce que sans GPS, impossible de partir un peu a l’aventure, de conduire soi-meme la voiture (ceci après avoir verse un petit backshish aux autorites locales pour le permis) et de decouvrir Jakarta sans peine et sans se perdre dans le traffic (*).

D’autres bonnes surprises moins fonctionnelles, comme ces crepes/pancakes vertes avec une bosse qu’on achete pour 1000 roupies (5 cts d’euro) dans la rue, la couleur fluo doit avoir bien du succes chez les enfants, et meme si ca n’a pas beaucoup de gout, c’est quand meme pas mauvais, et la forme et la couleur valent le coup (quelqu’un connaît le nom indonesien ??? Please ?). Ou la citronnelle dont on fait une tisane pour le soir, un gout delicieux et une bonne nuit de sommeil assures. En plus ca pousse dans le jardin, et on laisse l’eau s’en empreigner pendant… une heure et demie !

La rencontre avec les enfants, toujours un grand moment de rire, ce groupe venant de Bogor avec qui on sympathise et qui recite les quelques phrases d’anglais qu’ils connaissent what’s your name Mister ? My name is Fikri! Where you from Mister ?, echanger des high-five et des serrages de main a n’en plus finir et se quitter comme les meilleurs amis du monde. Et bien sur, les voyages, decouvrir des coins plus recules, des paysages fantastiques, mais ca ce sera l’objet d’articles tout entiers. Revoir les siens et avoir des discussions improbables avec les locaux, en bahasa, en chinois, en anglais, en francais. La bonne humeur et le sourire sont des valeurs qui comptent encore en Indonesie.

 

Et puis toujours plus d’etonnantes decouvertes, comme ces batiments art-deco du centre de Bandung conserves depuis les annees 50 et sa fameuse conference des etats non-alignes, ses factory outlets et sa mosquee noire de monde pour le nouvel an musulman, ou plutot blanche de monde, de la couleur de toutes ces dames qui avaient sorti leur plus beau foulard blanc pour l’occasion. La route pour s’y rendre traversant montagne et rizieres en escaliers qui n’ont absolument rien a envier a celles que des millions de touristes se pressent pour voir a Bali. Cet avertissement sur le billet d’avion Garuda Indonesia en bahasa et en anglais Say no to drugs ! Cette matinee ou le muezzin chanta des prieres pendant plus de 3 heures sans discontinuer dans la mushollah voisine. Cet helicoptere russe de sauvetage en mer immatricule a Vladivostok qui trone a cote du Boeing a l’aeroport de Makassar (Sulawesi), arborant un drapeau russe et des inscriptions en cyrillique.

Cette manifestation devant l'ambassade americaine qui rassemble 100 000 personnes dans les rues de Jakarta pour la Palestine avec drapeaux et corteges pour defendre un pays situes a des milliers de kilometres. Paradoxe avec le soutien officieux a Barack Obama, vu comme une possibilite de rapprochement avec l'Amerique, et qui a vecu dans le quartier de Menteng pendant 4 ans dans son enfance. Une visite officielle serait dans les tuyaux et l'accueil sera probablement d'une ferveur exceptionnel pour celui dont la mere remaria un Indonesien.
Le contraste des rues du Nord de la ville ou certains vivent dans des baraquements sur pilotis, Muahar Baru ou les practices de golf en plein centre ville ou bien ces quartiers de villas pour riches dont certaines font presque la taille de la Maison Blanche. Enfin ce quartier repute chaud ou les gens vivent directement sur la voie ferree avec bars, bordels et restaurants. Chacun deguerpit gentiment au passage d’un train, sur le toit duquel sont juches des centaines de personnes avec un billet hors-classe (sur le toit, pas de controlleur !).

 

Enfin la derniere image qu’on retient, c’est forcement cette vue finale en avion ou on se rend compte des tourments qui attendent Jakarta a l’aube d’un siecle qui sera necessairement marque par les catastrophes environnementales, la montee des eaux et le rechauffement climatique. Comment Jakarta et l’Indonesie pourront faire face a ce defi ? Sur une ile comme Java, ou une ville comme Jakarta construite sur une mangrove, ou les immeubles s’enfoncent, ou il est impossible de forer le sol pour batir un metro souterrain tellement le sol est poreux ? Comment faire face aux inondations qui s’annoncent quand a l’œil nu on peut constater les catastrophes que causeraient une brusque (ou meme une lente et irremediable) montee des eaux ? Ajoutez a ca le defi de la circulation automobile, de l’immobilier, et de la demographie galopante et c’est le cocktail explosif de maux de tetes que les dirigeants indonesiens auront a faire face pour les annees a venir. Dans un pays repute pour son absence totale de planification, culturellement « planifier » ne fait pas partie des activites du javanais. La vie est concue comme une serie d’evenements bons ou mauvais. Esperons pour eux qu’ils trouveront les solutions pour conserver cette langue de terre, ce chapelet d’iles volcanique, montagneuse, parfois sauvage, parfois sur-urbanises, mais toujours plein de surprises, decouvertes et chaleur humaine.

 

(*) S’il y a des expats interesses, le magasin qui les vend est au 3eme etage du Ratu Plaza sur Sudirman, un GPS Mio (taiwanais), ca coute 3M de roupies, couvre tout Java, Bali, Singapour, la Malaise et la Thailande. Life-saving !
Par Macet - Publié dans : Traffic jam
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Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /Jan /2009 04:20

Les premieres images, (et bien souvent les seules) pour le visiteur a Jakarta commencent a l’aeroport Soekarno-Hatta ou une foule considerable de porteurs, chauffeurs de taxis et familles se pressent a la sortie, annoncant déjà les desagrements bien connus de la ville, la surpopulation, le traffic, la pollution, mais on y decouvre déjà cette odeur particuliere qui embaume la ville, l’odeur des kreteks, les cigarettes au clou de girofle que l’indonesien fume continuellement et ce parfois dès l’age de 10-12 ans.

Que fait on alors quand on decide de s’y attarder et de decouvrir ce que la ville possede en son sein ? Que faire d’autre que comme les riches locaux se presser dans des shopping mall luxueux, indigestes et tous batis selon le meme format: supermarche au sous sol, ou on trouve tous les produits occidentaux et où une armée de 50 vendeurs occupent les rayons prets a servir les 3 clients qui parcourent ses allees. Libraire internationale, magasins souvenirs et la boutique Batik Keris (le batik est une etoffe traditionnelle dont on fait generalement des chemises et le Keris est un poignard javanais traditionnel a lame generalement ondulee qu’on porte dans le dos). Et bien sur le tout agrementé de boutiques Vuitton, Hermes ou Gucci, cinemas et salles de jeux videos.

Alors on tente les bazars plus traditionnels, Pasar Mayestik, grand marche au tissu tenu par des marchands indiens ou Pasar baru (Passar baroe) – Jalan Antaran – rue theoriquement pietonne ou on vend des tee shirts contrefaits (1 euro le t-shirt) et ou les motos fendent la foule sous les yeux des policiers.

On se promene dans les rues du quartier chinois de Glodok , avec ses quelques temples et ses magasins chinois, ses quelques petites rues sympathiques mais bordees de canaux deguelasses dans lesquels se promènent des rats aux tailles effrayantes, quand on ne les trouve pas crevés sur le trottoir.

Et puis comme il y a toujours quelque chose a celebrer, une fete religieuse (meme les principales fetes chretiennes sont feriees), le nouvel an musulman, le nouvel an chinois, on s’amuse des milliers de messages qui les accompagnent generalement inscrits sur des drapeaux a l’effigie d’un des 50 partis politiques qui s’affrontera lors des prochaines elections. Alors on sort les petards, les trombones et klaxons en plastique, on cuit du riz jaune (reservé pour les fetes ou pour toute occasion spéciale comme les premières menstruations de la petite dernière du voisin de kampung). Et on se dit que tout ne va pas si mal, d’ailleurs le pays se considère désormais comme un pays développé, le president SBY dans son discours pour la nouvelle année insiste d’ailleurs sur le fait de ne pas baisser les bras pour 2009, de se tenir les coudes et que la crise ne nous touchera pas trop, inch’allah. Et puis d’ailleurs pour ca il faudrait déjà avoir un boulot, ce qui n’est pas le souci de tout le monde, ni meme celui de payer des impots puisque seulement 2% de la population s’acquitte de cette tache, le reste de la population se demandant bien a quoi cela peut servir.

De toute facon, c'est peut etre mieux que cet argent reste dans leurs mains plutot que de finir dans les poches d'un des nombreux hommes politiques ou administrations corrompus. Korrupsi est un mot dont la traduction n'échappera à personne, d'ailleurs le javanais s'amuse facilement de savoir que meme la bas en Europe le phénomène est courant. Ce n’est en tous cas pas comme ça que le gouvernement trouvera des solutions aux nouvelles inondations qui menacent Java pour fevrier. Hier déjà 500 personnes ont perdues leurs maisons dans l’est de l’ile. 3 lignes dans les journaux mentionnent ce qui ferait la une de nos quotidiens pendant 3 jours.

C’est dans cette atmosphere mi-figue mi-raisin de joie et de crainte que s’est tenu a Jakarta le nouvel an 2009, au son du chant du muezzin, des klaxons, des petards et des feux d’artifices, le tout dans une totale bonhomie et ferveur, et bien sur au mepris de toute regle elementaire de securite.

Et comme bien souvent après quelques semaines dans la cite infernale, l’envie de quitter les immondices, l’eau noire et huileuse des canaux du nord de la ville, de faire cesser ce bourdonnement incessant dans ce qui fut un jour sans doute le paradis terrestre, l’ile de Java, ou l’homme plus qu’ailleurs a laissé une empreinte indélébile, noire et dégoutante, apotre aveugle de son prétendu modernisme. On reve a s’échapper, en prendre un joli bout et s’en detacher comme l’ont fait il y a des millénaires déjà les 1000 iles de Anyeh au Nord de Jakarta, comme autant de fragments de Jakarta ne supportant plus son vacarme et gisant au milieu de l’ocean comme des petits atolls de calme au milieu du traffic des paquebots et des Boeing.

Alors enfin l’heure du depart a sonné, mais pourtant sur la route de l’aéroport, on se jure de revenir bientot, on mange un dernier mie goreng et on se dit qu’il reste tellement a voir ici, on fume sa derniere kretek, terimah kasih et au revoir, c’est déjà fini.

Par Macet - Publié dans : Traffic jam
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 04:16

Quoi de neuf sur Macet ? Macet le mot pour embouteillages en Indonésien… Le blog du trafic urbain… Mouais… vite fait ! Une ligne éditoriale qui fout le camp, des articles aux titres racoleurs, des videos qui marchent pas, et une fréquence de post devenue erratique.


Et pourtant, c’est un léger fremissement, un petit gout dans la bouche, des mots qui reviennent dans la tete. Soto Ayam

 

Abandonner les chinois a leur triste sort pour quelques semaines, les laisser éberlués devant toutes ces decorations de Noel (!!!) qui s’emparent de Shanghai, ce climat qui nous joue des tours a zigzager entre 0 et 20 degrés en 3 jours… et surtout a nos tourments a tous avec cette crise économique internationale qui touche la Chine bien plus qu’il n’y paraît. C’est vrai, la peur est présente et chaque employé fait de son mieux pour paraître plus utile et bien montrer comme il est efficace… histoire de ne pas faire partie du premier wagon de licenciement. Alors on gèle les depenses, on enlève un neon sur deux (veridique), on supprime les heures supp et on ferme 2 semaines pour le nouvel an. Du jamais vu depuis l’instauration du « capitalisme chinois ». La crise.

 

Si tu cherchais un recit sur la crise economique et ses impacts en Chine, passe ton chemin, Macet tente aujourd’hui de revenir a ses premiers amours. Alors quoi de mieux qu’un article, une ode « diatribique » a Jakarta, LA ville MACET. Imaginons donc une blog-trilogie : Avant, pendant, apres. Aujourd’hui en cette periode pre-Noel, c’est donc bien sur l’avant…

 

Jakarta, un nom a la fois dur, criard et sévère mais aussi empreint de personnalité, de reve et synonyme de voyage. Si Zola devait la décrire, il utiliserait peut etre des mots comme bete, monstre, ou tentaculaire. Jakarta c’est une ville dont l’ame est tourmentée, c’est une ville dont je ne saurais me faire le poète et lui chanter son ode, tant Jakarta évoque un mélange d’attirance et de répulsion. Un peu comme si on était si excite d’y etre, puis vouloir la quitter le plus vite possible. La quitter comme ces gens sur le toit des trains par centaines, comme en Inde. Y aller, comme ses migrants toujours plus nombreux a rejoindre ses quelques 10 millions d’ames, bientôt 20, bientôt 30. Banyak. Beaucoup.

 

Ca commence donc forcement par une certaine excitation. Gouter les plats locaux. Glodok le quartier chinois, les jardins de Bogor, le calme de Depok. Le sourire des gens, leur gentillesse. Et puis d’autres souvenirs, les embouteillages, dès la sortie de l’aeroport, ca commence deja. Impossible de traverser une rue. Impossible de marcher en ville. Ces shopping malls immondes. La pollution. Le bruit. Le trafic. Macet.

 

Helloooooo mister ! Selamat Pagi !  parler un peu de bahasa, ne pas etre juste un autre bulé, un blanc, gouter ses epices, boire son café, respirer ses odeurs, manger ses fruits. Buahan

 

Jakarta, cimetière des blancs, a l’identité incertaine, toi qui fut tour a tour hollandaise, portugaise, francaise, japonaise, es tu aujourd’hui libérée ? que caches-tu encore ? As-tu une ame ? Toi dont certains ne retiennent que la prostitution, la pollution ou la saleté. Toi devenue a la fois si spirituelle et religieuse mais aussi decadente et corrompue. Toi qui te laisse embrasser et détester comme une amante capricieuse ? Siapa nama anda ? Quel est ton nom ?

 

Par Macet - Publié dans : Traffic jam
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Mercredi 3 décembre 2008 3 03 /12 /Déc /2008 06:34


Que fait-on a Shanghai quand on est jeune et qu’on a suffisament d’argent pour se permettre de sortir en boite ? Et bien, si vous ne faites pas partie d’aucune de ces categories, vous n’avez surement jamais mis les pieds au club Honey Honey.

 

Et bien vous en prend c’est vrai, sauf si votre idee d’un samedi soir fantaisiste et plein de surprises, inclut ce qui suit :



 


- Rencontre avec des chinois des campagnes s’extasiant devant la presence de blancs
- Cocktails Whisky – The vert a 40 kuai (4 euros)
- Jeux de dés en tous genre visant a boire le whisky the vert enuméré plus haut
- Neons roses ou verts fluos qui donnent envie de vomir
- Soundsystem bruyant qui fait siffler les oreilles le lendemain
- Pouffes locales dansant sur des rythmes electroniques dignes des plus belles soirees Fluo
- Autres pouffes locales, moins fraiches et vomissant le contenu des verres ingeres precedemment

Notons pour la petite histoire que l’espace dans club shanghaien typique se divise a peu pres comme suit :

10% = podium du DJ

20% = bar (souvent au nombre de deux)

65% = tables en tous genres destinees a accueillir les elements decrits au dessus, a savoir dans l’ordre : bouteille de whisky, bouteilles de the vert, pouffes locales, voire vomi.

5% =  piste de danse.

 

Et oui, le calcul est simple pour les « entrepreneurs » chinois de la nuit, puisque l’entree est souvent gratuite, chaque centimetre carre dedie a agiter son corps imbibe d’alcool sur des rythmes endiables, est un centimetre carre offert a quelqu’un qui ne consomme pas, et donc ne depense pas d’argent. No money, no honey!

 

Pour y remedier = plus d’espace pour boire, et formule open bar a 100 kuai ou 150 kuai selon la classe de l’etablissement. Auquel cas rendez vous au bar numero 2 pour un refill infini de votre verre avec de l’alcool frelate (mais quand meme servi dans de vraies bouteilles d’Absolut/Smirnoff) qui vous fera sortir votre bœuf aux oignons plus vite qu’il n’en faut pour dire zai lai yi ge ! (re-sers moi un verre).

 

Alors c’est vrai j’aurais pu selectionner n’importe quel autre de ces clubs de renom mondiale, qui d’ailleurs portent tous des noms aussi evocateurs que Gentelman Club (la faut d’orthographe est d’origine), Bonbon ou Babyface. On y passe donc une soiree agreable au son des meilleurs DJ locaux et leurs remix techno de Ace of Base, on y repart le cœur leger en compagnie d’une jeune fille chinoise ivre, on se reveille le lendemain avec mal au crane, oreilles qui sifflent et l’estomac en vrac rempli de l’alcool frelate vendu la veille.

 

Alors la vraie question qui se pose, je l’avoue c’est… Pourquoi diable y va-t-on ?

Et bien a part, pour se foutre de la gueule des quelques chinois qui agitent leurs corps sur la techno comme s’ils etaient traverses par un courant de 40 000 volts, et bien non pas grand chose…

 

Le site internet du Club Honey Honey, et la description (en anglais) qui en est faite sur le city week end Shanghai.

Par Macet - Publié dans : Hors traffic
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Parle de ce blog a Tony Parker

Si tu cliques sur ce lien, tu peux parler de ce blog et de plein d'autres choses avec Tony Parker. Mais pourquoi diable ferai-je donc ceci ? me direz vous, et bien deja vous pourriez lui supplier d'arreter de faire du rap, ou puis sinon vous pourriez lui dire a quel point ce blog est formidable et un jour peut etre le visitera-t-il, et alors moi plus tard j'aurais un sacre truc a raconter a mes petit-enfants.

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